Yanis Varoufakis : « L’Etat-providence français [est] la véritable cible du ministre des finances allemand »

Publié le 22 Août 2015, par Atlantico

 

 

 

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(Dans un entretien au Monde)

L’ancien ministre des finances grec estime que la Grèce est un « laboratoire de l’austérité » et que l’Allemagne souhaite surtout atteindre la France.

 

J’aurais tendance à croire l’avertissement que Varoufakis adresse à la France, mais il est difficile de croire en la parole d’un ex-ministre qui n’a pas réussi à faire l’économie d’un seul euro dans son pays. Ce dont je suis persuadé par contre, c’est que la France a grand besoin de réformes drastiques et d’une grande cure d’austérité. La France est l’archétype de LA société de consommation en Europe. Or, la société de consommation tout comme le capitalisme à outrance, c’est mort. //RO

 

Yanis Varoufakis, ex-ministre des finances grec, sera présent demain à la fête de la Rose organisée par Arnaud Montebourg, à Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire). Celui qui a démissionné de son gouvernement suite à la signature du troisième plan d’aide à la Grèce, qu’il définit comme une « capitulation » qui conduira son pays dans l’abîme, estime dans une interview au Monde que l’Eurogroupe prend des décisions majeures pour l’avenir de la zone euro sans que les citoyens en soient informés.

« La plupart des Européens imaginent que ces derniers mois la Grèce a négocié avec ses partenaires de la zone euro. Ce n’est pas le cas.

(…) Je n’ai jamais négocié en direct avec Michel Sapin, mon collègue français. Ni avec Wolfgang Schäuble, le ministre des finances allemand, qui assurait qu’il ne pouvait rien faire pour moi et me renvoyait aux institutions », explique-t-il.

Pour lui, la grande leçon de ces derniers mois est que la zone euro « est la zone économique la plus puissante, mais personne ne la dirige — ou du moins, personne d’élu. Elle a créé un monstre, l’Eurogroupe, où les ministres des finances ne négocient pas vraiment les uns avec les autres. »

Il affirme que Wolfgang Schäuble veut pousser la Grèce hors de l’euro « pour atteindre la France ».

« L’Etat-providence français, son droit du travail, ses entreprises nationales sont la véritable cible du ministre des finances allemand. Il considère la Grèce comme un laboratoire de l’austérité, où le mémorandum est expérimenté avant d’être exporté. La crainte du Grexit vise à faire tomber les résistances françaises, ni plus ni moins », assène-t-il.
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