Zones de non-France – Une contre-société islamiste menace la République

Elisabeth Lévy, le 05 janvier 2017

Causeur


 

Au fil des concessions aux islamistes, un nombre croissant de quartiers passe peu à peu sous la férule d’une idéologie séparatiste. Cette contre-société menace les fondements même de la République.

Ça se passe près de chez vous. Pendant que nous proclamons notre détermination à ne pas céder, notre intention de faire respecter, notre volonté d’interdire, un islam rigoriste, littéraliste et sécessionniste poursuit son entreprise de conquête et de contrôle des esprits musulmans en France. La guerre qu’il mène n’est pas faite de grandes offensives ni même de vacarme médiatique, quoi que celui-ci puisse être utile, le plus souvent, c’est à bas bruit qu’il avance ses pions. Il grignote des territoires où il devient majoritaire, pratique l’entrisme là où il est déjà fort – RATP, stades, prisons, pour ne prendre que les exemples sur lesquels nous avons enquêté –, saisit les tribunaux pour intimider des intellectuels comme Georges Bensoussan et Pascal Bruckner (voir pages 66-67). Ainsi fait-il tomber, jour après jour, des dizaines de ces petites citadelles mentales qui sont les avant-postes de notre monde commun. Les islamistes ne s’attaquent pas frontalement au hardware, aux grands principes, qu’ils s’ingénient plutôt à détourner à leur profit (ni – pour l’instant ? – aux institutions régaliennes de l’État), mais à ces mille riens qui font notre humeur collective, notre façon de vivre ensemble et d’habiter l’espace public. Ici ce sont des femmes qui disparaissent des rues et des terrasses, là des enfants juifs exfiltrés de l’école publique (pour leur sécurité, bien sûr), ailleurs des collégiennes condamnées au jogging informe, des lycéens obligés d’observer le ramadan ou de faire semblant, des populations entières contraintes de se soumettre à la loi des Frères, au nom de la solidarité entre musulmans supposée prévaloir sur toute autre allégeance. Sans oublier les caricatures qu’on n’ose plus publier, les vérités qu’on n’ose plus dire, les libertés qu’on n’ose plus exercer.

C’est bien à un projet politique, qui serait volontiers totalitaire s’il en avait le pouvoir, que nous sommes confrontés. Et il n’aurait jamais pu emporter tant de victoires sans une incroyable accumulation de bons sentiments dévoyés, de complaisances intéressées, de lâchetés inavouées, d’aveuglement volontaire et d’une énorme dose d’imbécillité à visée électoraliste. Pour résumer à grands traits, la gauche, se trouvant fort dépourvue quand la bise individualiste et libérale fut venue, recycla les immigrés en damnés de la terre avec l’antiracisme en guise de lutte des classes. La droite ayant ouvert les vannes à l’immigration de masse, elle mit en œuvre tout ce qu’on pouvait imaginer pour empêcher les nouveaux arrivants de s’assimiler et même de s’intégrer. Elle exalta leurs différences et les invita à les brandir, dans l’espoir, sans doute, qu’elles allaient régénérer la France d’avant et ses crispations identitaires – évidemment, c’est le contraire qui arriva.


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Photo source : Causeur – « On ne l’a jamais dit, mais une partie de la fermeture de PSA était liée aussi à l’omniprésence religieuse et au fait qu’il y avait des exigences religieuses au travail, d’arrêt de travail, de baisse de productivité, et dans le choix de PSA de fermer Aulnay, il y a eu aussi cet aspect-là. », a déclaré, le 3 janvier 2016, le député-maire de Drancy, Jean-Christophe Lagarde. SIPA. AP21241742_000001

 


 

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.

2 thoughts to “Zones de non-France – Une contre-société islamiste menace la République”

  1. Bonjour,

    @Lemorieux, la feinte, si je puis dire, fût non pas de déclarer l’état de guerre mais l’état d’urgence; souvenez-vous le tripatouillage de mots et de concepts justement pour éviter de dire « état de guerre ». Et pourtant, il est à noter que le mot guerre fût, et est encore, utiliser presque toutes les semaines. Pourquoi? simplement pour éviter que, « légalement », l’armée ne prenne les rênes du pouvoir.
    Cela permettait également d’éviter que la justice n’oeuvre en état de guerre …

    Cordialement,
    Yx.

  2. Ceux qui interviendront dans le but de contrecarrer « le vivre ensemble » trouvera l’Etat devant lui dixit Valls .
    Maintenant nous savons ce qui nous attend si Valls arrive aux affaires …….Mais il me semblait que les traitres faisaient l’objet de mesures spéciales en temps de guerre. Selon Hollande nous sommes bien en guerre n’est-ce pas ?
    Alors ?????????

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