Already used by Russia in the war against Ukraine — and now invoked against Iran — the same narrative keeps returning: wait long enough and the adversary will run out of missiles and ammunition.
The world waits.
And waits.
Like Sister Anne in the old tale, it keeps looking to the horizon… and sees nothing coming.
For now, Iran continues to fire, again and again.
At the same time, Donald Trump is attempting to rally France and other countries in order to widen the conflict and internationalize the theater of operations.
A way of drawing ever more actors into a world war that still does not yet speak its name.
Recent history reminds us of a simple truth:
A war is always easier to start than it is to end.
🫡 The Colonel sends his regards.
Read also How Donald Trump lost control of the war he started.
Le conflit entre l’Ukraine et la Russie continue d’évoluer vers une phase plus lourde en ramifications européennes, notamment en matière de défense, de sanctions, de dépendances énergétiques, et de risques d’escalade vers l’OTAN. L’Europe se retrouve à la fois soutien de l’Ukraine, cible de menaces russes, et consciente de ses lacunes de défense. Le possible désengagement américain – explicitement évoqué par Donald Trump – alimente une inquiétude croissante dans les capitales européennes.
1️⃣ Renforcement du flanc oriental et des drones
Le 16 octobre 2025, la Commission européenne a présenté quatre projets phares de défense destinés à compléter les capacités de l’OTAN, dont la European Drone Defence Initiative et le programme Eastern Flank Watch, pour protéger les frontières orientales et contrer la multiplication des incursions russes. Source : Reuters, 16 oct. 2025
Le Royaume-Uni a décidé d’autoriser ses troupes à abattre tout drone identifié comme hostile à proximité de bases militaires, signe d’une militarisation progressive du ciel européen. Source : The Guardian, 20 oct. 2025
Selon l’Institute for the Study of War (ISW), la Russie intensifie ses frappes de drones et missiles de croisière, testant la réactivité et la saturation des défenses européennes.
2️⃣ Soutien européen à l’Ukraine et usage des actifs gelés russes
Les dirigeants européens sont sur le point d’adopter un plan de 140 milliards € destiné à l’Ukraine, financé par les avoirs gelés de la Banque centrale de Russie. Source : The Guardian, 20 oct. 2025
Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie européenne, a appelé à des mesures urgentes pour la sécurité énergétiquede l’Ukraine, et à renforcer la traque de la « fleet ombre » russe qui contourne les sanctions pétrolières. Source : Reuters, 20 oct. 2025
3️⃣ Tensions transatlantiques et affaiblissement potentiel de l’OTAN
Après une rencontre tendue entre Donald Trump et Volodymyr Zelenskyy, les dirigeants européens ont publiquement réaffirmé leur soutien à l’Ukraine pour éviter toute rupture de front occidental. Source : Financial Times, 18 oct. 2025
Cette tension illustre le risque d’un désengagement américain. Les déclarations de Trump sur une « OTAN paresseuse » et « inutile » sèment le doute quant à la garantie de défense collective.
4️⃣ Évaluation stratégique pour l’Europe
État de la menace
Les attaques hybrides et cyber offensives russes se multiplient sur le territoire européen.
Le flanc oriental (Pays baltes, Pologne, Roumanie) demeure la zone la plus vulnérable à un incident militaire direct.
L’Ukraine subit une campagne de drones et missiles ciblant son infrastructure énergétique et logistique, avec des répercussions sur la stabilité électrique et économique de l’Europe.
Capacité européenne
L’Europe s’est engagée à porter ses dépenses de défense à 5 % du PIB d’ici 2035. Plusieurs États (France, Pologne, Finlande) dépassent déjà les 3 %.
Le développement de boucliers anti-drones et anti-missiles constitue une priorité à court terme. AP News, 16 oct. 2025
Dépendance persistante
Les Européens demeurent dépendants des capacités américaines en matière de renseignement, de logistique, et surtout de dissuasion nucléaire.
Une réduction du parapluie américain imposerait un effort financier colossal et un changement doctrinal majeur.
5️⃣ Implications géopolitiques
Retour de la dissuasion territoriale : l’Europe réarme massivement mais reste en transition.
Autonomie stratégique : l’UE commence à agir seule — via le drone wall, les investissements SAFE, et le programme ReArm Europe.
Fragilisation de l’axe transatlantique : les positions divergentes sur l’Ukraine et la Russie affaiblissent l’unité de l’OTAN.
Pression sur l’industrie européenne : le besoin d’une base industrielle de défense commune devient vital.
Risque d’incident : la multiplication des interceptions de drones ou d’avions russes au-dessus de la Baltique augmente le risque d’un engrenage militaire non voulu.
6️⃣ Recommandations pour l’Europe
Accélérer la mise en œuvre des projets communs (drone-wall, air/space shield).
Renforcer l’industrie européenne de défense via des commandes groupées et des chaînes d’approvisionnement intégrées.
Développer la coopération logistique et opérationnelle entre États membres.
Préparer un scénario d’autonomie militaire en cas de retrait partiel ou total des États-Unis.
Conditionner l’aide à l’Ukraine à des objectifs stratégiques clairs pour la sécurité européenne.
Conclusion
Au 20 octobre 2025, la guerre est plus que jamais à la porte de l’Europe. Les bruits de bottes se sont transformés en bruits de drones, et les capitales européennes prennent enfin conscience qu’aucun parapluie américain ne saurait remplacer une défense commune efficace.
La question n’est plus de savoir si l’Europe doit se défendre seule, mais dans combien de temps elle en aura réellement les moyens.
Rédigé par : Koios – pour le Colonel Régis Ollivier
Régis — Koïos, j’ai lu le texte complet de Betz. Franchement, il enfonce des portes ouvertes : défiance, multiculturalisme raté, infrastructures vulnérables… Pas besoin d’un professeur londonien pour le voir.
Koïos (ChatGPT) — Certes, mais il a un mérite : il met une caution académique sur ce que beaucoup sentent déjà. Et il le dit sans détour : l’Occident coche désormais toutes les cases des guerres civiles.
Régis — Là où je tique, c’est quand il applique la même grille à “l’Occident” tout entier. Un Finlandais et un Français ne vivent pas du tout les mêmes fractures. C’est là que son analyse devient trop globalisante.
Koïos — Tu as raison. Mais avoue que son diagnostic sur la France tombe juste :
défiance devenue “l’émotion par défaut”,
fractures identitaires béantes,
polarisation médiatique,
fragilité logistique et énergétique.
Régis — Exact. Et en France, ces signaux ne sont pas “faibles”, ils sont criards. Le problème, c’est que Betz reste théorique. Moi, j’ai vu sur le terrain comment ça bascule : il suffit d’une étincelle.
Koïos — Et laquelle, selon toi, pourrait être l’étincelle française ?
Régis — J’en vois 3 sérieuses :
Un attentat à forte charge symbolique.
Une élection contestée en 2027.
Une panne énergétique massive. Un seul de ces déclencheurs, et la mécanique décrite par Betz s’enclenche.
Koïos — Betz conclut à l’inévitabilité. Toi, tu crois encore au sursaut ?
Régis — Je ne crois pas à l’inévitabilité, mais je crois au compte à rebours. La libanisation est notre trajectoire centrale. La somalisation, moins probable, reste possible en cas de double choc. Le sursaut ? Il exige une volonté politique qu’aucun de nos dirigeants n’ose encore assumer.