Le Blog

Silence radio… mais pas extinction.

Régis Ollivier – Le 20 avril 2026

Depuis quelques semaines, le corps dit stop.
Alors j’écoute.

Rien publié depuis un mois… et pourtant, le blog continue de vivre.
Preuve que certaines traces demeurent, même dans le silence.

Je reviendrai.
Quand ce sera juste.

En attendant, je vous lis.

Maîtriser le tempo, plutôt que de le subir.

Le Colonel vous salue bien 🫡

Géopolitique

La République Islamique d’Iran n’est pas morte car elle tire encore.

Régis Ollivier – Le 19 mars 2026

Depuis le 28 février, la logique initiale était claire côté américano-israélien : frapper fort, décapiter, désorganiser… et espérer un effondrement. Or, à J+20, ce que l’on observe est exactement l’inverse.

1. Le régime n’est pas tombé – il s’est resserré

Malgré l’élimination de figures majeures et des frappes profondes, le cœur du système tient.

  • Les Gardiens de la Révolution ont repris la main
  • Le pouvoir s’est durci, pas fissuré
  • Aucune dynamique interne de bascule n’a émergé

Autrement dit : la décapitation n’a pas produit la désintégration espérée.

2. La capacité de nuisance reste intacte

L’Iran :

  • continue de tirer des missiles sur Israël
  • frappe désormais durement les infrastructures énergétiques du Golfe
  • étend le théâtre d’opérations régional

Et surtout : il ne tire pas au hasard – il tape là où ça fait mal (énergie, flux, économie mondiale).

3. On est entré dans une guerre asymétrique… durable

C’est probablement l’erreur d’appréciation majeure.

Trump s’est trompé.

Après des bombardements massifs, les ripostes iraniennes continuent sans rupture, ce qui annonce une guerre longue. C’est en réalité un basculement stratégique :

On est passé d’une guerre de décision à une guerre d’attrition.

4. Et même plus : une montée en puissance

Et l’Iran tire toujours plus fort.

  • frappes élargies (Israël → Golfe)
  • cibles énergétiques critiques
  • effets globaux (prix du pétrole, routes maritimes)

Ce n’est pas une survie… c’est une adaptation offensive.

Conclusion à chaud :

On pensait abattre un régime. On a réveillé un système de guerre

À J+19, l’Iran n’est pas mort. Il a simplement changé de forme. Et cette forme-là est beaucoup plus difficile à détruire.

Diplomatie

NATO – The Illusion of Command

By Régis Ollivier – Wednesday, March 17, 2026

Many assume NATO functions like a traditional military structure.
With a clear chain of command, orders… and execution.

It does not.

Within NATO, there is no voting.
No majority rule.
No formal decision-making in the conventional sense.

There is consensus.

Which means: a decision exists only if no member openly objects.

Every country — from the most powerful to the smallest — can block.
In theory.

In practice, the balance is more nuanced.

The United States sets the pace.
Others adapt.
And most of the real work happens long before any official meeting.

Quiet negotiations.
Carefully crafted language.
Deliberate ambiguity, at times.

By the time a decision is announced, it has already been shaped —
or diluted.

This is NATO’s strength: it prevents open fractures.
It is also its limitation: it often produces lowest-common-denominator outcomes.

So no, NATO does not command.
It aggregates.

And behind the façade of unity lies a simpler reality:

No one openly opposes…
but not everyone truly decides.

The Colonel salutes you. 🫡

Former DGSE Officer | Strategic Analyst – Defense & Geopolitics | Intelligence & International Security
French Ministry of Armed Forces
EMSST – Advanced Military Studies (Paris, France)

Un autre regard sur le monde par Régis Ollivier

Une belle plume au service de nos valeurs

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