Europe

𝐋𝐞 𝐩𝐢𝐥𝐥𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐞𝐫𝐬 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 é𝐜𝐨𝐥𝐨𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞.

Régis Ollivier – Le 9 mai 2026

Vous l’avez sans doute remarqué : avec le temps, le Colonel canal historique a laissé davantage de place au Colonel canal stratégique. Moins de coups de sang. Davantage de recul. Plus de diplomatie dans la forme, sans renoncer au fond.

Mais parfois, certaines décisions défient à ce point le bon sens qu’elles réveillent instantanément le vieux grognard.

Ainsi donc, un navire-usine de 112 mètres, capable de prélever jusqu’à 400 tonnes de poissons par jour, pourra évoluer à proximité de nos côtes sous pavillon néerlandais.

Pendant ce temps-là, nos pêcheurs français croulent sous les quotas, les normes, les contrôles et les restrictions.

Cherchez l’erreur.

On nous parle de protection des océans, de biodiversité, de transition écologique, de pêche responsable… Puis l’on autorise des monstres industriels flottants capables de ratiboiser des écosystèmes entiers à l’échelle quasi industrielle.

À quel moment cette logique devient-elle cohérente ?

Le problème n’est pas seulement écologique. Il est aussi économique, stratégique et civilisationnel.

Car derrière ces mastodontes des mers, ce sont des filières artisanales qui disparaissent, des ports qui meurent lentement et une souveraineté alimentaire qui s’efface au profit d’une logique purement industrielle et financière.

Et l’Union européenne dans tout cela ? Silence radio.

À force de vouloir réglementer les petits tout en laissant prospérer les géants, l’Europe finit par donner le sentiment qu’elle protège davantage les flux que les peuples.

Les océans ne sont pas des mines à ciel ouvert.

Le Colonel vous salue bien 🫡

Le Blog

Silence radio… mais pas extinction.

Régis Ollivier – Le 20 avril 2026

Depuis quelques semaines, le corps dit stop.
Alors j’écoute.

Rien publié depuis un mois… et pourtant, le blog continue de vivre.
Preuve que certaines traces demeurent, même dans le silence.

Je reviendrai.
Quand ce sera juste.

En attendant, je vous lis.

Maîtriser le tempo, plutôt que de le subir.

Le Colonel vous salue bien 🫡

Géopolitique

La République Islamique d’Iran n’est pas morte car elle tire encore.

Régis Ollivier – Le 19 mars 2026

Depuis le 28 février, la logique initiale était claire côté américano-israélien : frapper fort, décapiter, désorganiser… et espérer un effondrement. Or, à J+20, ce que l’on observe est exactement l’inverse.

1. Le régime n’est pas tombé – il s’est resserré

Malgré l’élimination de figures majeures et des frappes profondes, le cœur du système tient.

  • Les Gardiens de la Révolution ont repris la main
  • Le pouvoir s’est durci, pas fissuré
  • Aucune dynamique interne de bascule n’a émergé

Autrement dit : la décapitation n’a pas produit la désintégration espérée.

2. La capacité de nuisance reste intacte

L’Iran :

  • continue de tirer des missiles sur Israël
  • frappe désormais durement les infrastructures énergétiques du Golfe
  • étend le théâtre d’opérations régional

Et surtout : il ne tire pas au hasard – il tape là où ça fait mal (énergie, flux, économie mondiale).

3. On est entré dans une guerre asymétrique… durable

C’est probablement l’erreur d’appréciation majeure.

Trump s’est trompé.

Après des bombardements massifs, les ripostes iraniennes continuent sans rupture, ce qui annonce une guerre longue. C’est en réalité un basculement stratégique :

On est passé d’une guerre de décision à une guerre d’attrition.

4. Et même plus : une montée en puissance

Et l’Iran tire toujours plus fort.

  • frappes élargies (Israël → Golfe)
  • cibles énergétiques critiques
  • effets globaux (prix du pétrole, routes maritimes)

Ce n’est pas une survie… c’est une adaptation offensive.

Conclusion à chaud :

On pensait abattre un régime. On a réveillé un système de guerre

À J+19, l’Iran n’est pas mort. Il a simplement changé de forme. Et cette forme-là est beaucoup plus difficile à détruire.

Un autre regard sur le monde par Régis Ollivier

Une belle plume au service de nos valeurs

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