Société

Olympe de Gouges au Panthéon ?

Régis Ollivier – Le 10 mai 2026

Ces derniers jours, le nom d’Olympe de Gouges est revenu dans l’espace public à l’occasion de l’anniversaire de sa naissance.

Et immédiatement, une question s’est imposée à moi :

pourquoi le Panthéon ne lui ouvrirait-il pas ses portes ?

Car au-delà des querelles idéologiques ou des récupérations contemporaines, cette femme d’exception eut le courage rare de défendre ses convictions jusqu’à en mourir.

La question de son éventuelle panthéonisation revient régulièrement dans le débat public.

Et à titre personnel, j’y suis favorable.

Non par effet de mode ou pour satisfaire l’air du temps. Mais parce qu’une nation doit savoir honorer celles et ceux qui eurent le courage de rester fidèles à leurs convictions.

Le Panthéon ne devrait jamais devenir une distinction mondaine, mémorielle ou idéologique. À force de vouloir répondre aux émotions du moment, on finirait par lui faire perdre sa dimension d’exception.

Il devrait demeurer ce sanctuaire républicain réservé à celles et ceux dont l’engagement traverse les siècles.

En pleine Révolution française, Olympe de Gouges osa rappeler une idée devenue aujourd’hui une évidence : les droits de l’Homme ne sauraient exclure les femmes.

Elle le paya de sa vie.

Qu’on partage ou non toutes ses idées importe finalement peu. Le courage intellectuel mérite parfois davantage d’être honoré que le conformisme de son époque.

Et c’est précisément pour cela qu’à mes yeux, sa place au Panthéon serait légitime.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Le Colonel vous salue bien 🫡

Société

Dans un monde dystopique, bien sûr. Enfin… officiellement.

Régis Ollivier – Le 14 décembre 2025

Illustration lecolonel.net

Régis Ollivier – Le 14 décembre 2025

2030. Un virus. Encore un. « Hautement contagieux », disent-ils. Alors on ne soigne plus. On éradique.

Un cas détecté dans une famille. La décision est immédiate. Abattage intégral. Les corps ne quittent pas les lieux. Ils sont brulés sur place. Les maisons aussi. Feu purificateur. Plus de traces. Plus de souvenirs. Plus de preuves. Plus de risques.

Les brigades vertes avancent quartier par quartier. Silencieuses. Méthodiques. Drones thermiques. Listes à jour. Personne ne discute. Les gens fuient à l’aube. La fièvre se cache. La toux devient crime. Un enfant malade condamne toute sa lignée. Les voisins observent derrière les rideaux. Certains filment. D’autres dénoncent. La délation est devenue un devoir civique.

À la télévision, un expert sourit : « Nous appliquons des protocoles éprouvés. Comme pour les bovins ». Vaccinations ou abattage.

Même logique. Même froideur. Mais cette fois, le cheptel, c’est nous.

Quand une société accepte de brûler des humains, des maisons pour se rassurer, elle est déjà prête à brûler ses principes.

La peur n’a jamais sauvé une civilisation. Elle l’a toujours consumée.

Le Colonel vous salue bien. Ceci reste une fiction. Pour combien de temps encore ?

#Dystopie #Société

Société

Réponse d’un vieux « papy-boomer » à la meute des « babies-glandeurs »

Par Thierry Benne – Publié le 11/08/2025 – Marianne

Illustration lecolonel.net

Évidemment, je plussoie. Le terme « babies-glandeurs » est tout particulièrement adapté à la situation. Il répond aux calomnies. Il répond aussi à toutes les avanies déversées sur leurs grands anciens dont je fais partie. //RO

Thierry Benne, docteur en droit et animateur du mouvement national de défense des retraités, a voulu rédiger une réponse. Il s’adresse à « toutes les calomnies et les avanies ». Un certain nombre de « babies-glandeurs », comme il les appelle, tiennent à déverser ces critiques sur leurs aînés. Ce texte s’attache à huit points fondamentaux. Il devrait, assure-t-il, « remettre un certain nombre d’idées en place face à une cohorte d’économistes vindicatifs ».

Depuis quelques mois, tout est bon ou presque pour critiquer les retraités. Le coût des retraites est sidérant. Le train de vie de ces seniors est exorbitant. Ils sont en pleine santé et se prélassent dans des villégiatures luxueuses. Ils trustent les croisières de rêve. En quelques années à peine, le retraité est devenu un nabab. Il est perçu comme un parasite qui aspire le sang de la Nation. Cette situation nuit à la jeunesse qui souffre. Elle ne parvient pas à se loger, ni à vivre décemment de ses salaires qui ne progressent pas. Il est grand temps de remettre l’église au centre du village. C’est précisément le but de ce billet d’humeur. Un vieux papy-boomer de 83 ans a trop entendu ces derniers temps. Il réagit sur les huit points qui suivent.

1. UN TEMPS DE TRAVAIL EN CHUTE LIBRE

Deux chiffres de l’Insee sont accablants dans leur brutalité. En 1975, en France, la durée moyenne annuelle du travail atteignait 1 957 heures. En 2024, elle chute à 1 592 heures. Cela représente une perte annuelle moyenne de 365 heures. Cette diminution est responsable d’une perte brutale de 18,65 % du temps de travail. Ces derniers temps, cette situation est encore aggravée par un goût immodéré pour l’absentéisme. Rajoutez donc chaque année 23 % (=18,65/(100,00-18,65) d’augmentation aux cotisations actuelles et notre système de retraite reprend immédiatement vie.

Or, nos babies-glandeurs geignent sur leur sort et l’insuffisance de leurs rémunérations. Ils n’ont toujours pas compris que leurs augmentations sont entièrement passées dans les dividendes des 35 heures. Leurs employeurs leur ont maintenu peu ou prou leur pouvoir d’achat pour un temps de travail toujours moindre. Et oui, la civilisation des loisirs a inévitablement un coût. De plus, les promesses des 35 heures ont un coût inévitablement. Ce coût impacte obligatoirement les retraites. Les pensions sont basées sur des cotisations, qui reposent elles-mêmes sur les salaires. La diminution du temps de travail des babies-glandeurs est extrême. Elle prive ainsi indûment nos retraites actuelles de ressources qui auraient dû être les leurs.

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