Géopolitique

Iran : quand une guerre commence sans théorie de victoire

Résumé du texte : Un ancien analyste de la CIA reconnaît que le Mossad dispose d’une capacité d’infiltration très supérieure en Iran, reposant sur des réseaux humains, la diaspora persane et l’intégration technologique du renseignement.

La CIA possède des analystes de haut niveau mais souffre d’un accès limité au terrain et de contraintes bureaucratiques.

Israël, lui, traite l’Iran comme une menace existentielle, ce qui explique l’ampleur de ses efforts.

Mais le point le plus préoccupant est ailleurs : selon McCloskey, la guerre a commencé sans stratégie claire de victoire.

Un ancien analyste de la CIA reconnaît que le Mossad dispose d’une capacité d’infiltration très supérieure en Iran, reposant sur des réseaux humains, la diaspora persane et l’intégration technologique du renseignement.
La CIA possède des analystes de haut niveau mais souffre d’un accès limité au terrain et de contraintes bureaucratiques.
Israël, lui, traite l’Iran comme une menace existentielle, ce qui explique l’ampleur de ses efforts.
Mais le point le plus préoccupant est ailleurs : selon McCloskey, la guerre a commencé sans stratégie claire de victoire.

Régis Ollivier – Le 14 mars 2026

Un ancien analyste de la CIA – David McCloskey – vient de lâcher une remarque étonnante sur la guerre en Iran.

Il reconnaît que le Mossad dispose en Iran d’une profondeur d’infiltration que Washington n’a jamais atteinte.

La raison est simple.

Pour Israël, l’Iran n’est pas un dossier stratégique parmi d’autres.

C’est une menace existentielle.

Et lorsqu’un État considère une menace comme existentielle, tout change :
les moyens, les méthodes, la prise de risque… et surtout la détermination.

– Infiltration humaine.
– Exploitation des diasporas.
– Fusion technologique des données.

Le renseignement devient alors une véritable arme de guerre.

Mais la remarque la plus troublante de cet ancien analyste est ailleurs.

Selon lui, la guerre a commencé…

sans théorie claire de victoire.

Or en stratégie, déclencher une guerre sans savoir comment la terminer relève rarement du génie militaire.

L’histoire appelle cela autrement :

un pari.

Et les paris stratégiques se terminent souvent par des guerres longues.

Un enlisement auquel l’histoire récente nous a malheureusement habitués.

Le Colonel vous salue bien 🫡

Lire aussi https://lnkd.in/e4rpJDnR

États-Unis

« Fu** France ! » : An open letter to Andrew Bustamante, former CIA agent

Régis Ollivier – Le 8 février 2026

Dear Andrew, dear colleague,

If you fuck me, I fuck you
That’s not an insult.
That’s a rule.
A very old one. Older than YouTube. Older than algorithms. Older than your audience.

I read your words. I watched your video.
I heard your “Fuck France”.
Relax. No Scud launched. No splash in the pond. Just a fart on a waxed canvas. A lot of noise for very little substance.

Let me speak to you as a colleague, not as a YouTuber talking to a crowd.

You accuse the DGSE of stealing American technologies and of being more dangerous to the United States than China or Russia.
Very interesting.
In our line of work, when someone calls you dangerous, it usually means you are doing your job properly.

Bernard Barbier, former technical director of the DGSE, said it politely.
I’ll say it more bluntly:
if we worry you, it’s because we learned how to play in the same league.

Now, let’s clear something up.

Cooperation between intelligence services is not a friendship.
It never was.
It never will be.

I served abroad. I worked with your people. In external postings and at headquarters.
And no, I never had atoms hooked with my American counterparts.
Mutual interest? Yes.
Mutual trust? Never.

Exchanging intelligence does not mean kissing on the mouth.
It means exchanging information while keeping one hand on your wallet and the other on the knife.

You know it.
I know it.
Everyone who actually did the job knows it.

The so-called “special relationship” is a myth for journalists and politicians.
Just like the famous Franco-German couple:
a marriage that was never consummated.
A white marriage. Convenient. Photogenic. Mostly sterile.

As for your outburst, let’s be honest:
you are not fucking France.
You are buzzing.

You are talking to an American audience.
You are feeding a political narrative.
You are playing the influencer game.

Fair enough.
But don’t confuse the noise of the stage with the silence of the trade.

In our world, there are only two positions:
the tip or the funnel.
Him or me.
And I still smile today remembering that I once “fucked” a Chief of Station from Central America.
No hard feelings. Just professional hygiene.

So yes, dear colleague,
if you fuck me, I fuck you.

Not out of anger.
Out of balance.

Best regards,
Old Man
Without hard feelings

Postface

In intelligence, there are no friends.
Only converging interests… until they diverge.

Those who confuse cooperation with loyalty end up surprised.
Those who mistake noise for power usually talk too much.
And those who shout the loudest often try to hide something else.

As for us, we do what we have always done:
work quietly, efficiently, and without asking for applause.

Dangerous?
Maybe.

But only for those who forget the rules of the game.

Le Colonel vous salue bien

#AndrewBustamante #CIA

Défense

Nicolas Lerner : « Protéger la France dans un monde en mutation » – Stratégies de la DGSE face aux régimes autocratiques

Ministère des Armées – 10 novembre 2025

Illustration lecolonel.net

Recueillir des informations à l’étranger pour protéger les intérêts de la France : c’est la mission de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Comment un service aussi secret s’adapte-t-il face à la guerre en Ukraine ? Nicolas Lerner, directeur général du service, répond à nos questions, le temps d’un entretien inédit.

Cet article est tiré du magazine Esprit défense n° 17 consacré au monde du renseignement militaire.

La guerre en Ukraine a transformé la manière dont les services de renseignement opèrent. Quelle leçon principale la DGSE tire-t-elle de ce conflit ?

Nicolas Lerner : Ce conflit l’a rappelé avec une brutalité sans détour : le risque, en matière de renseignement, consiste à calquer nos propres grilles d’analyse sur celles des dirigeants étrangers.

Plusieurs mois avant l’invasion russe, les renseignements français disposaient d’informations similaires à celles d’autres services. Pourtant, nos conclusions divergeaient. Nous considérions toute attaque comme une erreur militaire pour Vladimir Poutine, et nous estimions que, rationnellement, son intérêt à déclencher une guerre était nul. Ce risque de biais de rationalité se retrouve sur de multiples théâtres, comme au Proche-Orient, ou au Sahel, s’agissant des juntes militaires. Nous devons nous garder de cette méprise analytique.

Lire la suite : https://www.linkedin.com/pulse/nicolas-lerner-protéger-la-france-dans-un-monde-en-xlqae/