Armées

Militaires morts à l’entraînement : le silence de l’hémicycle – Un affront à nos soldats

Régis Ollivier – Le 11 mai 2026

Seuls 119 députés ont effectivement pris part au vote sur 577 sièges.

Le résultat du scrutin fut le suivant :

  • 47 voix POUR
  • 58 voix CONTRE
  • 14 abstentions

Au-delà du résultat lui-même, une question demeure :

où étaient les 458 autres députés ?

Car derrière ce vote se trouve une réalité souvent oubliée :
les militaires ne meurent pas uniquement au combat.

Ils meurent aussi à l’entraînement.
Parce que l’entraînement militaire n’est pas une simulation.
C’est précisément ce qui prépare à la guerre.

Chaque exercice à risque, chaque plongée opérationnelle, chaque saut, chaque manœuvre exigeante expose des femmes et des hommes qui acceptent, dès l’engagement initial, la possibilité du sacrifice ultime.

On peut naturellement débattre du cadre juridique d’une mention officielle.
C’est le rôle du Parlement.

Mais l’absence massive des députés au moment d’un débat touchant à la mort en service de militaires interroge inévitablement sur l’état du lien entre la Nation et ceux qui la servent sous les armes.

Dans une époque où l’on invoque sans cesse la résilience, l’engagement ou l’esprit de défense, certains symboles ne devraient jamais être traités avec légèreté ou indifférence.

Le Colonel vous salue bien 🫡

Société

Loi sur « la fin de vie » : vous êtes en train de tuer la France avec une seringue à la main

Régis Ollivier – Le 25 mai 2025

Déclaration solennelle à la veille du vote d’un texte funeste, qui engage bien plus qu’un débat parlementaire : il engage notre conscience collective.

Illustration personnelle ChatGPT

À vous qui légiférez sur la vie comme on édite un manuel de procédures. À vous qui appelez compassion ce qui n’est que capitulation. À vous qui êtes sur le point d’inscrire dans la loi le droit de mourir, comme si cela pouvait effacer le devoir de vivre…

Je vous le dis, en conscience : vous êtes en train de tuer la France avec une seringue à la main.

Vous prétendez soulager, mais vous précipitez. Vous prétendez accompagner, mais vous programmez. Derrière les mots feutrés, les rapports apaisants, les débats muselés, vous signez la reddition d’une civilisation.

Une civilisation se juge à sa manière de traiter les plus vulnérables. Et vous, que faites-vous ? Vous déclarez trop coûteuse la dépendance. Vous standardisez l’exception. Vous organisez la fin.

L’Histoire vous jugera. Soyez-en certain. Elle retiendra la trahison des élites et le silence d’une majorité intimidée.

Je ne suis ni un élu, ni un religieux, ni un moraliste. Je suis un homme qui a vu mourir, vu souffrir, et vu espérer. Et je vous en conjure : n’ouvrez pas cette boîte de Pandore.

On ne légifère pas sur la dignité.
On la protège. On l’honore. On s’y engage.

Ce texte que vous vous apprêtez à valider sans aucun état d’âme est un point de non-retour. Ne faites pas semblant de ne pas le savoir.

Régis Ollivier

En septembre prochain, j’aurai 73 ans. Je suis plutôt en bonne santé, même si je déplore certains dysfonctionnements que les médecins nomment de la « dégénérescence », c’est à dire dus à la vieillesse. La vieillesse étant censée être un naufrage, j’ai choisi ma fin de vie et j’ai fait part de mon souhait à mon entourage. Celui-ci est simple : pas d’acharnement thérapeutique, et le recours à l’euthanasie dès lors lors que je serai devenu  » un légume « , c’est à dire dès lors que je serai en état végétatif. C’est ma vie. C’est ma mort. C’est mon choix. Je n’ai pas besoin d’une loi malsaine portée et votée par des eugénistes.

#euthanasie

Assemblée nationale Steevy Gustave