Europe, Afghanistan Is Your Wake-Up Call

By Josep Borrell Fontelles

Mr. Borrell is the European Union’s high representative for foreign affairs and security policy, and vice president of the European Commission.

No word can explain it’s really time to go ahead

The Taliban’s takeover in Afghanistan is, first and foremost, a tragedy for Afghans. The world’s attention is rightly focused on trying to help those desperately trying to flee the country and worrying about those left behind, notably women and girls.

But it is also a severe blow to the West. Europe and the United States were united as never before in Afghanistan: It was the first time that NATO’s Article 5, committing all members to defend one another, was invoked. And for many years, Europeans provided a strong military commitment and an important economic aid program, amounting to a total of 17.2 billion euros, or $20.3 billion.

But in the end, the timing and nature of the withdrawal were set in Washington. We Europeans found ourselves — not only for the evacuations out of the Kabul airport but also more broadly — depending on American decisions.

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«Face à Erdogan, la France ne peut plus compter sur l’Otan, ni sur l’Allemagne»

Pour l’essayiste, Hadrien Desuin, la crise en Méditerranée opposant la Grèce et la Turquie révèle que la France ne peut plus compter sur l’Otan dont la Turquie est membre ni sur l’Allemagne pour protéger les frontières maritimes de l’Europe.

L’erreur serait de penser que la France peut négliger l’OTAN

Jean-Sylvestre Mongrenier, chercheur associé à l’Institut Thomas More – Le 09 juillet 2020

J’ai hésité quelques jours avant de partager avec vous cette réflexion pertinente de Jean-Sylvestre Mongrenier car j’ai effectivement été l’un des premiers à hurler avec les loups anti-OTAN et surtout anti-Turquie. Même s’il est vrai que je pousse régulièrement des cris contre ce « machin » qui nous aliène plus qu’il nous protège. Et pourtant, aujourd’hui, j’abonde dans le sens de ce chercheur qui dissèque plutôt bien et brièvement le bébé. À ce stade, nous sommes encore bien loin de l’Europe de la Défense et il est fort probable que je quitterai ce monde sans avoir connu cet autre « machin ». //RO

Le dernier incident naval turco-français a suscité une vive réaction de Paris [le 10 juin, un navire français a fait l’objet de trois « illuminations radar » par un bateau turc, pourtant membre de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Le ministère de la défense juge l’affaire « très grave » et l’Alliance a lancé une enquête afin de faire la lumière sur cet incident]. En vérité, les alliances ne sont jamais totalement alignées : il n’est pas exceptionnel que des frictions se produisent entre certains de leurs membres.

Fallait-il qu’Emmanuel Macron parle à nouveau de « mort cérébrale » à propos de l’OTAN ? Ce jugement lapidaire sur l’Alliance atlantique, tant voulue et recherchée par la France au cours des guerres du XXe siècle, manifeste une certaine désinvolture. Il convient de rappeler son importance stratégique et géopolitique, les incertitudes générées par l’actuel locataire de la Maison Blanche ne devant pas légitimer d’autres inconséquences.

De fait, l’annonce récente du retrait américain de 9 500 soldats d’Allemagne, possiblement compensé par le redéploiement d’une partie d’entre eux en Pologne ou dans les Etats baltes, n’est pas de bon augure. Toutefois, les fixations et l’isolationnisme psychologique de Donald Trump ne dissimuleront pas l’illettrisme stratégique qui affecte une partie des classes dirigeantes européennes.

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