Que veulent les Américains avec leur « invasion » de l’Ukraine qui ne vient pas ?

Il était « certain », début décembre, que l’attaque devrait être lancée en janvier les conditions hivernales et le sol gelé favorisant les mouvements des blindés[2]. Mais cette offensive ne s’est pas produite. Les lanceurs d’alerte et les médias ont avancé une bonne raison : si l’assaut n’a pas eu lieu, ce serait en raison de l’hiver qui s’est révélé trop clément.

Ukraine : vers une nouvelle guerre en Europe en 2022 ?

De Roland Lombardi – Le 09 janvier 2022

Oublions un instant cette pandémie que les dirigeants de notre pays (mais aussi d’ailleurs) ne veulent pas nous voir oublier pour des raisons (électoralistes ?) qui semblent faire le jeu d’Emmanuel Macron à moins de trois mois de la fin de son mandat, pour regarder de plus près la tension qui prévaut sur notre flanc est et sur ses conséquences en cas de conflit déclaré hautement plus catastrophiques qu’un virus qui tue moins que la grippe annuelle. //RO

Comme nous l’avons expliqué la semaine dernière, l’Ukraine a toujours été au cœur de la stratégie de Brzeziński (1928-2017) quant à l’affaiblissement et la déstabilisation de la Russie post-soviétique. Pour le célèbre géopoliticien américain, conseiller à la sécurité nationale du président Carter de 1977 à 1981, en dépit de la chute de l’URSS au début des années 1990, la Russie demeure le plus grand danger pour la puissance américaine. Dans son Grand Échiquier, paru en 1997, il théorise l’idée que celui qui contrôle l’Ukraine contrôle la masse continentale de l’Eurasie (le fameux Heartland de Mackinder). D’où sa volonté de séparer à tout prix l’Ukraine de la Russie. Ainsi, l’atavisme farouchement anti-russe de cet idéologue d’origine polonaise, plus militant qu’intellectuel, va influencer pour des décennies l’État profond américain, notamment les néoconservateurs (issus à l’origine de la gauche américaine) et les Démocrates.

Lire la suite

La Maison Blanche prévient l’Europe de se préparer à une invasion de l’Ukraine par la Russie : faut-il vraiment se préparer à une offensive Poutine ?

Les grands de ce monde dangereux jouent à se faire peur. Jeux de mains. Jeux de vilains. //RO

Atlantico : La Maison Blanche a averti ses alliés européens qu’une invasion militaire de l’Ukraine pourrait être imminente. Faut-il prendre au sérieux ce conseil ? 

Viatcheslav Avioutskii : Tout ce qu’affirme la première puissance mondiale est à prendre au sérieux. Cette déclaration américaine fait suite à une récente augmentation des exercices militaires russes à la frontière ukrainienne. À la différence de l’Ukraine et des autres pays européens de la région, les États-Unis ont des moyens de renseignement à la fois humains et technologiques. Ils ont des satellites qui peuvent observer les troupes russes qui se réunissent actuellement au nord de la frontière ukrainienne, à proximité de la Biélorussie. La Russie veut faire comprendre au monde qu’une invasion de l’Ukraine est militairement possible et multiplie les exercices militaires. 

Fin octobre, l’Ukraine a utilisé des drones de fabrication turque Bayraktar pour détruire des pièces d’artillerie tenues par les séparatistes russes dans le Donbass. Cette attaque a provoqué la colère de Poutine pour deux raisons. Premièrement, la Russie ne possède pas de drones aussi sophistiqués. Enfin, en conflit avec la Turquie sur plusieurs fronts en Syrie, en Libye et plus récemment en Azerbaïdjan, le fait que l’Ukraine ait utilisé une arme de production turque à provoqué une vague d’indignation en Russie. Depuis 2/3 semaines, le champ médiatique russe s’emballe et certains présentateurs appellent même à une invasion complète de l’Ukraine. 

Lire la suite

error: Content is protected !!
%d blogueurs aiment cette page :