Ils veulent rembourser les soins en fonction des revenus. Traduction : “Tu as travaillé dur, donc tu paieras plus que celui qui n’a rien foutu.” Ils veulent supprimer la niche fiscale des 10 % accordée aux retraités. Traduction : “Merci pour votre vie de labeur, on va vous ponctionner jusqu’à l’os avant de vous proposer l’euthanasie comme solution de confort.” Ils veulent euthanasier les corps après avoir euthanasié les droits. Et pendant ce temps, ils appellent ça “justice sociale”. C’est pas de la solidarité. C’est du pillage organisé.
Ce matin, j’ai posté une pensée légère, un clin d’œil historique à l’heure où la gravité l’emporte trop souvent sur l’esprit.
On m’a parlé de “bourses qui baissent”. J’ai préféré rappeler que certains avaient autrefois “duos habet et bene pendentes” — deux, et bien pendantes. Expression latine attribuée à une étrange tradition papale, censée prouver que le nouveau souverain pontife était bien… un homme. Oui, l’Église, dans sa prudence médiévale, allait jusqu’à tât… vérifier.
Cette anecdote, à la fois absurde et fascinante, dit beaucoup de choses :
• Sur les symboles de virilité qu’on brandit ou qu’on craint.
• Sur l’obsession du contrôle, du doute, et de la “légitimité”.
• Et sur le fait qu’aujourd’hui, ce genre de clin d’œil érudit et impertinent suffit à faire frémir les algorithmes.
Résultat ?
Un post discret. Peu vu. Shadow ban probable.
Sans violence, sans insulte, mais apparemment trop frontal pour les plateformes où l’on préfère les opinions préemballées et les indignations sous cellophane.
Alors je le redis ici, avec la même ironie tranquille :
Oui, j’ai publié ça. Et je le referai.
Parce que l’Histoire appartient aussi à ceux qui la racontent avec un sourire en coin.
Parce que la virilité n’est pas un mot interdit.
Parce que le latin n’est pas une arme blanche.
Et surtout parce que…
on peut être drôle, cultivé, et debout dans un monde qui préfère les profils courbés.
Tribunal populaire contre autorité judiciaire : la République en équilibre
Le 31 mars 2025, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a publié un communiqué aussi rare que solennel. En cause : les réactions virulentes – pour ne pas dire hystériques – suscitées par la décision du tribunal judiciaire de Paris dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national.
Le CSM y exprime son inquiétude face aux attaques personnelles visant les magistrats. Il rappelle un principe fondamental : l’indépendance de l’autorité judiciaire est une ligne rouge dans toute démocratie digne de ce nom.
Que certains contestent une décision, c’est le jeu normal des institutions. Que d’autres – politiques, militants ou influenceurs – cherchent à discréditer la justice en soufflant sur les braises d’un ressentiment populaire, c’est une autre affaire. C’est celle du renversement insidieux des fondements de l’État de droit.
Il est aujourd’hui de bon ton de parler de « tribunal du peuple », de justice « confisquée » ou d’élite judiciaire déconnectée. Mais ce qu’on oublie de dire, c’est que derrière cette rhétorique se profile une tentation bien plus grave : celle de substituer au droit la force, à l’audience le buzz, au verdict la vindicte.
J’écris cela sans illusion. Si le tribunal populaire veut faire la loi, alors il veut aussi faire le pouvoir. Et s’il veut faire le pouvoir, c’est qu’il entend s’en emparer tout court.