Régis Ollivier – Le 19 mars 2026

Depuis le 28 février, la logique initiale était claire côté américano-israélien : frapper fort, décapiter, désorganiser… et espérer un effondrement. Or, à J+20, ce que l’on observe est exactement l’inverse.
1. Le régime n’est pas tombé – il s’est resserré
Malgré l’élimination de figures majeures et des frappes profondes, le cœur du système tient.
- Les Gardiens de la Révolution ont repris la main
- Le pouvoir s’est durci, pas fissuré
- Aucune dynamique interne de bascule n’a émergé
Autrement dit : la décapitation n’a pas produit la désintégration espérée.
2. La capacité de nuisance reste intacte
L’Iran :
- continue de tirer des missiles sur Israël
- frappe désormais durement les infrastructures énergétiques du Golfe
- étend le théâtre d’opérations régional
Et surtout : il ne tire pas au hasard – il tape là où ça fait mal (énergie, flux, économie mondiale).
3. On est entré dans une guerre asymétrique… durable
C’est probablement l’erreur d’appréciation majeure.
Trump s’est trompé.
Après des bombardements massifs, les ripostes iraniennes continuent sans rupture, ce qui annonce une guerre longue. C’est en réalité un basculement stratégique :
On est passé d’une guerre de décision à une guerre d’attrition.
4. Et même plus : une montée en puissance
Et l’Iran tire toujours plus fort.
- frappes élargies (Israël → Golfe)
- cibles énergétiques critiques
- effets globaux (prix du pétrole, routes maritimes)
Ce n’est pas une survie… c’est une adaptation offensive.
Conclusion à chaud :
On pensait abattre un régime. On a réveillé un système de guerre
À J+19, l’Iran n’est pas mort. Il a simplement changé de forme. Et cette forme-là est beaucoup plus difficile à détruire.
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