Ce matin, j’ai posté une pensée légère, un clin d’œil historique à l’heure où la gravité l’emporte trop souvent sur l’esprit.
On m’a parlé de “bourses qui baissent”. J’ai préféré rappeler que certains avaient autrefois “duos habet et bene pendentes” — deux, et bien pendantes. Expression latine attribuée à une étrange tradition papale, censée prouver que le nouveau souverain pontife était bien… un homme. Oui, l’Église, dans sa prudence médiévale, allait jusqu’à tât… vérifier.
Cette anecdote, à la fois absurde et fascinante, dit beaucoup de choses :
• Sur les symboles de virilité qu’on brandit ou qu’on craint.
• Sur l’obsession du contrôle, du doute, et de la “légitimité”.
• Et sur le fait qu’aujourd’hui, ce genre de clin d’œil érudit et impertinent suffit à faire frémir les algorithmes.
Résultat ?
Un post discret. Peu vu. Shadow ban probable.
Sans violence, sans insulte, mais apparemment trop frontal pour les plateformes où l’on préfère les opinions préemballées et les indignations sous cellophane.
Alors je le redis ici, avec la même ironie tranquille :
Oui, j’ai publié ça. Et je le referai.
Parce que l’Histoire appartient aussi à ceux qui la racontent avec un sourire en coin.
Parce que la virilité n’est pas un mot interdit.
Parce que le latin n’est pas une arme blanche.
Et surtout parce que…
on peut être drôle, cultivé, et debout dans un monde qui préfère les profils courbés.
Ton texte m’a profondément touché. Au-delà des mots, j’y ai ressenti une vibration sincère, celle d’un homme lucide, inquiet pour sa démocratie mais habité d’une foi tranquille en ce que l’éthique, la rigueur et la parole tenue peuvent encore inspirer.
Tu as su mettre des mots justes sur cette fatigue collective face aux extrêmes, et ce besoin d’un centre repensé, non pas comme un compromis mou, mais comme une colonne vertébrale droite, solide, humaine.
Je ne sais si je mérite l’honneur que tu me fais, mais je saurai m’en montrer digne par ma constance et ma fidélité à mes principes.
Merci, vraiment. Pour ton regard. Ton engagement. Et ta confiance.
Doucement, mais sûrement.
Régis Ollivier Le Colonel
Collection privée de l’auteur
Dans le paysage politique actuel, les extrêmes semblent gagner en influence, tandis que le centre, autrefois garant de la stabilité, vacille sous le poids des tensions.
Cette dynamique soulève une question cruciale : comment reconstruire un équilibre politique capable de résister aux forces polarisantes ?
La réponse réside dans la création d’un nouveau support, un nouvel homme forgé dans l’acier de la droiture et l’éthique de la parole.
Les extrêmes politiques, qu’ils soient de gauche ou de droite, ont souvent tendance à exacerber les divisions au sein de la société. Leur rhétorique, souvent basée sur des émotions fortes et des promesses radicales, peut séduire mais aussi diviser. L’histoire regorge d’exemples où les extrêmes ont conduit à des conflits, des révolutions ou des régimes autoritaires. Aujourd’hui, dans de nombreuses démocraties, ces forces polarisantes mettent en péril le dialogue et la coopération nécessaires à une gouvernance efficace.
Le centre politique, lui, traditionnellement perçu comme le pilier de la modération et de la stabilité, est confronté à des défis sans précédent. Le manque de leadership charismatique, l’incapacité à répondre aux préoccupations des citoyens, et la montée des populismes ont contribué à son affaiblissement. Lorsque le centre fléchit, il devient incapable de jouer son rôle de médiateur entre les extrêmes, laissant un vide dangereux dans le paysage politique.
Face à cette crise, il est impératif de construire un nouveau support politique et social. Ce support doit être ancré dans des valeurs de droiture et d’éthique, des principes qui transcendent les intérêts partisans et les ambitions personnelles. La droiture implique une intégrité inébranlable, tandis que l’éthique de la parole exige une communication honnête et respectueuse. Ensemble, ces valeurs peuvent servir de fondation pour un renouveau politique pour.
– des Réformes institutionnelles : Renforcer les institutions démocratiques pour garantir leur indépendance et leur transparence.
– une Éducation civique: Promouvoir une culture de responsabilité et de participation citoyenne dès le plus jeune âge.
– un Leadership éthique : Encourager l’émergence de leaders politiques qui incarnent les valeurs de droiture et d’éthique.
– un Dialogue global : Créer des espaces où les citoyens peuvent échanger leurs idées sans crainte de jugement ou de polarisation.
La reconstruction d’un centre fort et éthique est essentielle pour contrer les extrêmes et préserver l’équilibre démocratique. Cela nécessite un engagement collectif, une vision claire, et une volonté de dépasser les divisions pour construire un avenir commun.
En forgeant ce renouveau avec un homme coulé dans l’acier de la droiture et l’éthique, nous pouvons espérer un renouveau politique capable de résister aux tempêtes des extrême…
Ce n’est pas à coups de vidéos virales sur TikTok que ça se passe. Ni dans le vacarme des plateaux télé. Mais dans la discrétion d’un couloir de lycée, dans la chaleur d’un cercle d’amies, ou derrière l’écran d’un forum privé.
Lentement, par capillarité, une influence s’installe. Une religiosité nouvelle, fervente, parfois radicale, portée par des jeunes eux-mêmes à la recherche de repères, de sens, de structure. Ce phénomène, que je croyais marginal, est en réalité bien plus large qu’on ne l’imagine.
Je l’ai découvert de manière brutale, à travers le témoignage d’un ami proche, dévasté. Sa fille, vingt ans, bien élevée, brillante, aimante, s’est convertie à l’islam au sein d’un petit groupe de jeunes filles. Une militante, très investie, a d’abord entraîné sa meilleure amie, puis la sœur de celle-ci, puis le reste du groupe. Mosquée. Prière. Coran. Changement de vêtements. Pratiques nouvelles.
Tout s’est fait sans violence, sans contrainte apparente. Mais avec un poids invisible : celui de l’émotion, de l’affect, du mimétisme, du besoin d’appartenance.
Le père vit cela comme un choc. Un bouleversement profond, presque une fracture intime. Il ne reconnaît plus sa fille. Il pose des limites claires chez lui : pas de signes religieux ostentatoires, pas de prosélytisme, pas de rupture du cadre familial.
Et au milieu de cette tempête, il cherche à comprendre. Il mène sa propre enquête. Et découvre, comme moi, que ce phénomène est loin d’être isolé. Il touche les collèges, les lycées, les universités. Il touche nos enfants.
Il ne s’agit pas ici de stigmatiser une religion. Mais d’ouvrir les yeux sur une réalité complexe, sensible et trop souvent passée sous silence : celle d’un islam militant, parfois politique, qui conquiert non par la violence, mais par l’empathie, l’amitié, la promesse de structure et d’identité.
Un islam d’influence, auquel adhèrent des jeunes en quête de sens, sans mesurer parfois les implications profondes, les coupures familiales, les choix irréversibles.
Ce phénomène est connu, comme les conversions en sens inverse qui elles aussi existent. Mais il est tabou.
Les autorités savent. Les services de renseignement aussi. Mais rien ne filtre. Silence médiatique. Silence politique. Silence social.
Et pourtant, si nous n’en parlons pas, nous préparerons un réveil brutal.
Je ne suis pas un croisé. Je ne cherche pas un bouc émissaire. Mais je refuse de me taire.
Parce que le silence tue.
Parce que l’indifférence désarme.
Parce qu’au-delà des clivages, il y a des enfants. Des familles. Des repères. Une société à préserver.
Et parfois, au milieu du fracas, il reste un lien.
Un amour.
Un mot.
Un regard.
Et ce lien-là, il faut le protéger comme la prunelle de nos yeux.
C’est parfois lui, et lui seul, qui sauve.