Quel rôle pour les services secrets occidentaux dans le conflit en Ukraine ?

Par Gérald Arboit – Le 07 Mars 2022

Un article très intéressant que je vous recommande tout particulièrement. //RO

On ne connaîtra vraisemblablement la vérité sur le rôle des services de renseignement occidentaux en Ukraine, si jamais on la connaît, que plusieurs années après la fin des hostilités.

Elle viendra certainement des États-Unis, où le régime de diffusion archivistique est généralement plus libéral que de ce côté-ci de l’Atlantique. Nous aurons donc peut-être des réponses sur les activités de la CIA, sur place depuis 2015.

Mais dès aujourd’hui, l’actualité semble indiquer que d’autres services occidentaux sont aussi présents sur le terrain ukrainien. Le rôle qu’ils peuvent potentiellement jouer pourrait permettre de mieux éclairer l’évolution à venir du conflit et les semaines qui vont suivre l’assaut lancé par Vladimir Poutine.

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L’Ukraine, ce n’est pas les Sudètes, c’est Cuba

Par François MARTIN – Le 04 Mars 2022

Il n’est pas possible d’obliger un grand pays, à plus forte raison une puissance nucléaire, à accepter de voir militariser son arrière-cour par une autre puissance nucléaire, sans que cela ne déclenche de sa part une réaction de survie. Faute de le comprendre, la guerre mondiale est inévitable.

Il existe aujourd’hui, et c’est la base de l’incompréhension concernant cette question, un clivage, très grave en réalité, entre les opinions.

UN «STORY TELLING» PARFAITEMENT RODÉ… MAIS FAUX

Pour la plupart des commentateurs, pour presque tous les politiques, pour la majorité des opinions occidentales – en tout cas c’est ce qu’on leur explique –, la guerre de Poutine est offensive. Poutine «a changé». Il est devenu «irrationnel, affamé de puissance, livré à son hybris», etc. Il rêve de la grandeur soviétique perdue, il veut mettre au pas le «peuple ukrainien uni», qui se défend avec héroïsme contre l’oppression. D’ailleurs, «ses troupes ne progressent pas vraiment». «Le “peuple” ukrainien est issu d’une révolution démocratique, il est uni pour la défense de sa liberté. L’Europe est son horizon “incontournable”. Ce que l’on disait autrefois, et aussi récemment, s’est finalement produit : Poutine, c’est Hitler, l’Ukraine, c’est les Sudètes. Si on lui cède, demain, ce sera la Roumanie, ou la Pologne, ou les Pays baltes. Il faut le mettre à genoux, il faut le mettre à bas». Comme, en même temps, on ne peut pas l’attaquer militairement, on l’attaque politiquement (isolement), économiquement (sanctions), médiatiquement. Tout ce «story telling» est parfaitement rodé, développé, répandu et répété dans tous les médias à l’instigation des USA, depuis des mois et des années. Ceux qui ont le malheur (ou le courage) de s’inscrire en faux, ou simplement de dire que la réalité est plus complexe, contre ce qu’il faut bien appeler une propagande, sont des menteurs ou des traîtres. Ils sont complices de «l’ogre». Être «poutinophile» devient l’injure suprême. Ils se font vite «hacher» par la machine médiatique.

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Ukraine : centrale nucléaire de Zaporojie

Le 06 mars 2022 – Stratediplo

Irréfutable depuis l’extinction de toutes les sources d’information russes à l’ouest du rideau de presse, la propagande anti-russe dans le monde ex-libre accuse bruyamment la Russie d’avoir tenté le 4 mars dans la nuit de détruire la centrale nucléaire de Zaporojie, la plus grande d’Europe, dans un but qu’elle ne peut évidemment pas rationnellement expliquer.

Pour mémoire la sécurisation de la quinzaine de centrales nucléaires ukrainiennes était l’une des priorités du gouvernement russe dès le début de l’intervention. La zone de Tchernobyl est protégée conjointement par une unité ukrainienne et une unité russe depuis le 26 février, la zone de Zaporojie est sous le contrôle de l’armée russe depuis le 28 après la fuite désordonnée de l’unité ukrainienne locale.

Le ministère russe de la défense a annoncé qu’un commando ennemi infiltré dans le voisinage immédiat de la centrale nucléaire avait ouvert le feu « vers 2h00 » (3h00 locales) sur une patrouille russe, laquelle avait riposté. Les premières informations venues du terrain évoquaient un départ de feu dû soit à l’utilisation de munitions éclairantes, soit à un incendie provoqué intentionnellement par ledit commando pour couvrir sa fuite. Les images ultérieures du bâtiment, des fenêtres duquel cet élément avait ouvert le feu, laissent supposer que la riposte n’a impliqué que les armes d’infanterie de la patrouille prise à partie.

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